Court article sur l’ailleurs (II)

Source: Leméac Éditeur

Je posai un baiser sur ses lèvres et, lorsque je retirai les miennes, un petit fil invisible les unissait. Ya Jun fermait les yeux, pudique, ne souriait pas. Je la serrais dans mes bras. Je sentais mes muscles se gonfler, mes épaules solides maintenant. Elle s’y abandonnait, légère, la tête au creux de mon cou, son souffle tiède et humide.

-François Gilbert, Coma, p. 92.

À propos du premier roman de François Gilbert, Coma, publié ce mois-ci par les éditions Leméac, Myriam parle de Yoko Ôgawa, une écrivaine japonaise que je n’ai pas lue. Mais même si on a des références différentes elle et moi (alors que je pense plutôt à Yukio Mishima, ou aux univers toujours un peu décalés de Kobo Abé), on s’entendrait pour dire que le livre de Gilbert est baigné d’une atmosphère japonaise assez réussie. En fait, une atmosphère pas tant japonaise que non-occidentale, toute en politesse, en retenue, en non-dits, une atmosphère qui permet le genre d’histoire que Gilbert avait envie de raconter.

Ça commence dans un hôtel de Shanghai, où le jeune Satô s’est réfugié, pour s’oublier lui-même et oublier du même coup la tentative de suicide de son amoureuse Ayako, qui s’est lancée à l’eau du haut du pont d’un traversier après lui avoir crevé un œil. Les premiers chapitres décrivent la tentative de Satô de s’intégrer à la culture et aux mœurs chinoises. Il cherche à s’effacer le plus possible, à se fondre dans le moule, au milieu de ces Chinois qui détestent les Japonais, leur grossièreté et leur condescendance.

Près d’un an s’est écoulé depuis l’évènement tragique et la fuite de Satô quand la mère d’Ayako arrive pour le convaincre de revenir avec elle au Japon afin d’essayer de réveiller sa fille, plongée dans un coma profond. Mme Watanabe est persuadée que Satô parviendra à convaincre Ayako de revenir à la vie par la seule force de l’amour qu’ils partageaient. Au début, Satô doute, mais il finit par accepter et quitte la Chine pour se rendre au chevet de la jeune femme. À partir de cette décision, ça se complique pour lui.

Cette relecture moderne aux touches asiatiques de la Belle au bois dormant est toute construite en jeux de miroirs, à la manière d’une salle exiguë où les reflets, les apparences et la réalité sont mélangés. Chaque personnage est un peu lui-même et quelqu’un d’autre aussi; parfois c’est un autre fantasmé, en lequel on aimerait bien se transformer, d’autre fois c’est un autre qu’on nous a accolé, dont on ne peut se débarrasser, qui colle à la peau. Gilbert, en l’espace de 120 pages, réussit à monter une intrigue féconde et à explorer une série d’obsessions et de semi-vérités qui envoûtent plus qu’elles n’expliquent quoi que soit. C’est un court roman qui se lit avec concentration, sans faire de mouvement brusque, pour ne pas perdre le fil ténu de l’histoire et du raisonnement ambigu des personnages. C’est beau, tragique et profondément honnête. Il me semble que ça plaira à quiconque est amateur de littérature japonaise du XXe siècle, à quiconque a déjà plongé avec un mélange de bonheur et d’angoisse dans le puits sans fond des apparences, des faux-semblants, des masques psychologiques de Mishima, d’Inoué ou de Oé.

*

Nota Bene: D’un point de vue personnel, en tant que créateur, le livre de Gilbert est pour moi fascinant, dans ce qu’il pose comme questions, ou plutôt dans les questions qu’il ne pose pas à la langue, cet outil merveilleux que lui et moi ne voyons pas du tout de la même façon. Lire ce roman, me rendre compte qu’il est écrit par quelqu’un de mon âge, qui a un parcours semblable au mien, c’est aussi me rappeler à quel point les préoccupations littéraires de l’un ne sont pas nécessairement celle de l’autre. Quand je lis cette langue française si classique, si épurée, si neutre, je reste bouche bée, parce que pour moi ça n’aurait pas de sens d’écrire comme ça, ça serait impossible. Pour moi, la langue est dite, elle est prononcée, elle est obligatoirement engagée dans le réel de la personne qui l’utilise, qu’il soit un personnage ou un narrateur, elle est le matériau avec lequel je joue, et qui est tordu. En ce sens, elle ne pourrait pas être cette sorte de surface froide et lisse, qui fait partie du bien commun, et à la limite qui n’en fait pas partie, dans lequel on dit « déjeuner » au lieu de « dîner », à la française, et où on écrit « cuiller » pour une raison ou pour une autre. Comprenez-moi bien, je ne juge pas l’écriture de Gilbert, je ne fais que constater à quel point les enjeux de l’écriture, pour lui, sont ailleurs. Et ça ne veut pas dire qu’il n’est pas un formaliste. Au contraire, son roman est un petit bijou de construction formelle, qui fonctionne par renvois subtils et par double-sens. Seulement, ce qui s’y passe s’y passe dans une langue blanche et froide, un peu comme si on lisait une traduction du japonais en fait. Une langue qui s’exportera très bien, mais à laquelle je n’arrive pas à m’identifier. Ces derniers commentaires n’engagent que moi, évidemment. À la limite c’est mon problème, et ça n’a pas gâché ma lecture, ça l’a simplement interrogé d’une façon différente.

15 avis sur « Court article sur l’ailleurs (II) »

  1. […] Daniel en parle avec des mots toujours aussi justes et beaux  J'aimeJ'aime  Tags: Chine, deuil, introspection, Japon, Roman […]

  2. […] Daniel en parle avec des mots toujours aussi justes et beaux  J'aimeJ'aime  Tags: Chine, deuil, introspection, Japon, Roman […]

  3. david t dit :

    existe-t-il vraiment une langue «neutre»? (j’en doute.)

  4. @david: non, tu as probablement raison. C’est pour ça que je l’ai mis en italique, pour signifier une sorte d’effet de lecture plus qu’un critère objectif. Il n’existe pas vraiment non plus de langue « blanche » ni « froide », à bien y penser.

  5. david t dit :

    en fait, ce qui me fait réagir dans ton nota bene, c’est que tu sembles dire qu’une écriture dite «blanche» (disons-le comme ça, on comprend bien ce que ça veut dire) n’est pas un travail sur la langue, est désengagée du réel (de l’auteur? des personnages?), n’a rien à voir avec l’oralité, trois propositions qui me semblent quelque peu contestables.

    (j’écris ceci sans avoir lu le livre de françois gilbert, donc sans vouloir juger ou préjuger de son écriture. je réponds juste à ton affirmation dans son sens général.)

  6. C’est tout à fait contestable, en effet, comme affirmation. J’ai écrit ce billet à chaud, quelques heures à peine après avoir terminé la lecture du roman, et je ne crois pas que ça se tient bien dans l’absolu. Je voulais surtout décrire ma propre réaction face à cette utilisation du langage qui est si opposé à la mienne, dans ma façon de l’appréhender et de le manipuler. Je suis loin de penser qu’il n’y a pas de travail sur le matériau, et c’est évident que ça entre en corrélation avec l’univers romanesque déployé. Comme je le disais, ce n’est pas une écriture non-formaliste, puisque les renvois syntaxiques et métaphoriques abondent et « créent du sens ». Encore une fois, je ne juge pas le choix de Gilbert, je constate simplement que je ne pourrais pas écrire comme ça.

    Mais c’est cool que tu réagisses, ça me fait me rendre compte que cette impression que j’ai n’est pas totalement justifiable, qu’elle s’appuie sur mes propres idées reçues sur le fait d’écrire de la fiction, au Québec, dans mon obsession de l’oralité et du vernaculaire, etc.

  7. david t dit :

    disons (pour justifier mon propos) que mon présupposé est assez différent du tien, peut-être inverse au tien, c’est-à-dire que j’ai beaucoup de mal à me reconnaître dans une manière d’écriture qui s’appuie d’abord et avant tout sur la langue parlée (je ne parle pas des dialogues, pour ceux-là c’est une autre histoire). bref, tu fais bien, de toute manière, d’exprimer tes impressions «à chaud», ils me forcent aussi à interroger mes propres présupposés (et à les nommer comme tel).

    cela dit, je ne sais pas si je me retrouve davantage dans ce qu’on pourrait appeler les poncifs de l’écriture blanche (sobriété, minimalisme, épuration, etc.). en fait, ce qui me chicote, peu importe la manière, c’est quand il y a réduction d’une langue à un seul de ses caractères. ducharme, aussi glorieusement queb’ fût-il, manie une langue qui porte bien au-delà de la seule interprétation du parler québécois. on pourrait faire la même remarque (pour le vernaculaire français) à propos de queneau, de calet… l’exemple que tu donnes («déjeuner» plutôt que «dîner») relève à mon avis d’un surcroît de purisme, et à mon sens d’une pièce à charge contre l’écriture de gilbert. par comparaison, on s’attend d’un écrivain belge qu’il dise «nonante», pas «quatre-vingt-dix», non par affectation ou par «régionalisme», mais parce qu’il accroît ainsi la portée de la langue française, qu’il la rend plus riche.

    j’ai l’impression que les écrivains québécois (attention, ici je généralise et je parle sans doute un peu à travers mon chapeau), se sentant à l’étroit dans une littérature francophone qui les relègue aux périphéries (mais tout francophone hors paris pourrait dire la même chose), se retrouvent ou bien à jouer au caméléon (se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas), ou bien à jouer «contre» l’hégémonie française (glorification du joual, refus de la langue «littéraire», etc.). le deuxième cas est contestataire, on peut le comprendre, mais il a ses limites; le premier fait juste plouc. n’y a-t-il pas plutôt moyen d’embrigader pour notre usage la plénitude de notre langue (l’une des plus bâtardes, des moins «pures» qui soient), en y annexant absolument tout le lexique nécessaire à nos projets, toutes les formes, les tournures? être cantonné en périphérie cesserait d’être une tare, ce serait plutôt la situation propice à l’invention d’une langue et d’une écriture.

    en fait, disant cela, j’ai l’impression que ce mouvement vers l’invention est sans doute entre autres ce qui anime ton travail d’écriture (le contraire m’étonnerait). ce que j’écris ici n’est donc pas une critique du travail de qui que ce soit, plutôt un appel à se débarasser de certains complexes d’infériorité qui nous poursuivent; et ce faisant, à se regarder, peut-être, un peu moins le nombril collectif, qui n’a franchement rien de reluisant. ducharme est intéressant non seulement parce qu’il retranscrit certains aspects d’une langue orale, mais surtout (à mon sens) parce qu’il invente une langue, le drame étant qu’il est à peu près tout seul à le faire à un niveau aussi élevé (la chance étant que tous les cégépiens un peu curieux l’aient lu une fois dans leur vie et en aient été probablement marqués).

    désolé pour tout ce bavardage. je réfléchis tout haut et il y a sans doute dans mon discours des éléments contestables. mais comme je le disais plus haut, ton intervention m’oblige à me poser des questions sur ma propre pratique, etc. tant mieux?

    • Tout ça me fait bien réfléchir. Personnellement je suis loin d’être « ducharmien » dans mes intérêts de lecture et dans ma pratique littéraire. Ce que je préconise, sans même m’en rendre compte (et c’est pour ça qu’on doit parler de goûts plus que d’enjeux esthétiques réels), ce qui m’excite, c’est une langue « oralisante » dans la mesure où justement elle est « parlée » plus qu’écrite (en apparences seulement, bien sûr, puisque le travail qu’elle requiert l’éloigne d’un langage parlé purement retranscrit), ou précisément, qui est investie par une psychologie et un background historico-social précis (celle d’un narrateur ou d’un personnage en monologue ou en dialogue). Je suis énormément influencé dans cette voie, possiblement, par mon amour de la littérature américaine (et anglo-saxone en général), qui est depuis longtemps parvenue à diminuer de façon radicale l’écart entre la langue « littéraire » et la langue « colloquiale » (comme ils disent). Que chaque phrase d’un roman puisse être « dite » de façon naturelle par le conteur ou par celui qui reçoit le conte, c’est quelque chose qui me fait triper. Comme je suis québécois, j’ai tendance (mais ça se calme), à être très intolérant, quand je lis des romans québécois, face à ce que je qualifierais d’un côté d’aplanissement de toute marque d’oralité (chez moi ça va jusqu’à l’utilisation sans fondement du passé simple), et de l’autre de « mauvaise oreille » pour les tonalités de la langue parlée. Encore une fois c’est très personnel. Et le nombre de variables et d’éléments à analyser dans ce genre de jugement, que je laisse de côté ici, est effarant. Ce qui me gosse, c’est qu’en essayant de décrire de façon positive ma passion pour une certaine forme d’écriture, je finis automatiquement par décrire dans la négative quelque chose qui me plaît moins.

      Ceci dit, ça ne veut pas dire que je suis incapable d’apprécier d’autres formes d’écriture. Tout est une question de style, et d’affects, en fin de compte: Raymond Bock m’a fait capoter avec ATAVISMES, et c’est loin d’être une écriture oralisante. J’avais écrit sur lui il y a quelques mois:

      « Je suis en train de replonger dedans et quelque chose me frappe: cette impression de sérieux, et de profondeur, qui nous assaille à la lecture, vient peut-être un peu de la précision langagière, chez Bock. Un quelque chose de pointu et d’étudié, dans l’utilisation des mots, des temps de verbe, dans le choix des métaphores, qu’on retrouve peu chez ses contemporains.

      L’exemple peut paraître absurde, mais dans Carcajou, la première histoire, il décrit ainsi un chemin de campagne perdu : « deux ornières dans l’herbe haute séparées par une largeur d’essieu. » C’est con, mais utiliser les bons termes, respecter le fonctionnement du langage sans toutefois se plier à ses règles de façon aveugle, ça ajoute à la portée du projet général. »

      Qu’est-ce que je voulais dire, par « précision langagière », que je ne retrouve pas chez François Gilbert, ou du moins qui ne m’émoustille pas, qui ne soulève pas mon enthousiasme? Ce sont des questionnements qui n’ont vraiment pas fini de me faire écrire, et jaser.

      (D’ailleurs, c’est assez comique: je connais un peu François et, quand j’ai mis mon compte-rendu de son livre en lien sur Facebook, il a écrit le commentaire suivant: « Drôle de timing ton nota bene: c’était notre discussion au souper… ». Comme quoi…)

      • david t dit :

        ta réponse est très intéressante. autant je ne partage pas tes intérêts d’écrivain (et de lecteur), autant je te rejoins sur tout ce qui relève de la faute de «vérité», appelons ça comme ça pour faire vite, les phrases provenant supposément d’un dialogue, ou d’un monologue, mais qui sonnent faux, qui ne passent pas en bouche. ce qui n’implique pas, comme tu le dis, que la langue orale soit retranscrite sans filtre dans le texte. il y a tout un travail derrière (mais lequel?).

        ce que je voudrais ajouter, c’est simplement que l’oralité c’est deux choses: à la fois un matériau de base (le dialogue qu’on voudrait retranscrire), et un résultat (la lecture orale du texte). j’imagine que c’est dans le passage d’un à l’autre que se fait le travail de «retranscription» (dans le chemin entre le canal «entrant» et le canal «sortant», mettons).

        tu parles du passé simple, je suppose que c’est parce que pour toi un passé simple mal utilisé sonne faux, et je suis d’accord. mais il y a moyen de travailler un texte pour que le passé simple «passe» comme si de rien n’était, même chose pour tous les participes passés du subjonctif à la troisième personne du pluriel que tu voudras. tu me diras peut-être que ça donne un texte artificiel, qui ne correspond à rien; je pense le contraire, que si le style est bon et que la lecture est fluide, alors le texte se met à alimenter la langue orale, et l’enrichit. le problème, c’est qu’on lit le plus souvent sans oreille (peut-être parce que beaucoup de livres sont mal écrits), ergo notre lexique oral n’y gagne rien, même en lisant les textes les plus riches on continue à parler pauvrement. cette hypothèse n’engage que moi.

        je réalise (mais bien tard) qu’il est cavalier de ma part d’accaparer à ce point la conversation avec mes bavardages qui n’ont plus aucun lien avec le livre de françois gilbert. je suppose que nous pourrons continuer cet échange une autre fois. à ton lancement peut-être. d’ici là, à bientôt.

  8. En lisant cette critique, ou plutôt ce compte rendu, je me dis qu’il sera vraiment intéressant de lire tes livres à toi😉
    s.h.

  9. Maya dit :

    Bonjour, je m’appel Maya et je suis en secondaire quatre à l’école Paul-Gérin Lajoie, je viens de terminer le roman que j’ai trouvé réellement très bien, mais j’ai du me reprendre à deux reprises pour lire la fin que j’ai trouvé très chargée. Je n’ai d’ailleurs pas encore totalement compris l’effet miroir qui serait attribué à chaque personnage par déjà 3 critiques que je viens de lire. Si c’est le cas, qui est le dédoublement de Hong, d’Ayako et de Ya Jun?

    • Salut Maya, j’aimerais bien pouvoir te répondre clairement, mais ça fait plusieurs mois que j’ai lu le livre et je ne suis plus certain de l’intrigue… D’un autre côté, crois-tu que l’effet-miroir et de dédoublement dont tu parles (et dont je parle dans ma critique) doit nécessairement s’appliquer à tous les personnages? Qu’en penses-tu?

      • Maya dit :

        Je pense effectivement que tout les personnages ne se dédoublent pas. Il serait plutôt question de madame Watanabe et de Satô qui souffre d’un grand manque de confiance, et qui cherchent à ressembler l’un madame Makino, et l’autre au fils de madame Watanabe. Ceux-ci leurs donne l’impression d’être plus forts, solides et accomplis. Par contre, si j’ai bien compris, à la fin Satô se «dédoublerait» également en Ayako, en ayant les mêmes yeux, le même rictus, en ayant sont coeur qui battrait à la même vitesse que le sien, en entendant sa voix à travers la sienne et en étant à la merci de Hong, tout comme elle avait été à la merci de Satô. Puis dans les dernières phrases du roman on peut lire, ( après qu’il se soit mutilé et qu’il soit tombé dans la neige de la ruelle ), : « J’ouvris les yeux et ce que j’aperçus dans le miroitement de l’eau me sortit de l’obscurité. Mes lèvres desséchées remuaient.  » Qu’est-ce qu’il y a là-dedans? « . Cette voix était la mienne » puis le livre se termine ainsi. Est-ce donc qu’il soit devenu fou? Je pense que le poids de du deuil non-effectué de la mort d’Ayako était trop lourd et qu’il avait de la difficulté depuis à être maître de ses idées et de son corps, n’étant plus capable de prendre de décisions par lui-même et de vivre avec l’impression absolue de ne pas être aimé, «Pour ou contre Kikuchi Satô?».

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